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Bas de Laine

L'Aile du Trésor · les Cuisines

La Soucoupe · Le pourboire, facultatif

Une soucoupe sur le comptoir. Elle ne débloque rien. Elle permet seulement de vérifier, depuis chez vous, qu'une pièce est bien tombée.

Salle en travaux : son texte est là, sa quête ouvrira plus tard.

Quête : Vérifier une pièce tombée

  • Objectif de donjon : Collez le hash (l'identifiant) de n'importe laquelle de vos transactions, vers n'importe qui. Votre navigateur interroge un explorateur public et vous montre ce qu'on peut en retrouver. Aucun don n'est demandé.

Effort : 1 sur 5. Liberté gagnée : 1 sur 15. Classement : Échauffement.

La boussole de la salle
CaractéristiqueGain (0 à 3)
Garde0
Juridiction0
Monnaie0
Discrétion1
Confort3
Prudence0
CaméraDiscrétion gagnée (0 à 3)
la caméra du Badaud1
la caméra du Changeur1
la caméra du Marchand1
la caméra de l'Intendance0

L’essentiel en cinq lignes

  1. Où vous êtes : à la Soucoupe, la boîte à pourboire du site. Elle ne débloque rien dans le jeu.
  2. Ce que vous apprenez : vérifier vous-même qu’un paiement en cryptomonnaie est bien arrivé, sans croire personne sur parole.
  3. Ce que vous faites : vous collez l’identifiant d’une de vos transactions. Votre navigateur la retrouve et vous montre ce que tout le monde peut en lire.
  4. Ce qu’il vous faut : une transaction déjà faite depuis votre portefeuille, vers n’importe qui. Aucun don n’est demandé. Effort : 1 sur 5. Durée : dix minutes.
  5. Ce que vous y gagnez : vous savez ce que chaque paiement révèle de vous, comparé à un paiement par carte.

Pourquoi cette salle

Cette salle répond à deux questions. Comment savoir qu’un paiement est arrivé, sans croire personne sur parole ? Et que voit le monde entier de ce paiement ?

Le prétexte est un pourboire. Si le château (le site) vous a servi, vous pouvez laisser une pièce à Percolozor, l’auteur du site : en bitcoin, en USDC (un dollar numérique), en Monero ou en Zcash (deux monnaies discrètes). Quelques euros suffisent, et zéro aussi. Le don ne rapporte rien : un don qui rapporte n’est plus un don.

À la fin, vous saurez :

  • vérifier une adresse avant d’envoyer, à chaque paiement de votre vie ;
  • retrouver l’identifiant d’une transaction dans votre portefeuille ;
  • lire ce qu’un explorateur (un site qui affiche les transactions d’un registre public) révèle d’un paiement, selon la monnaie.

Percolozor, en voix off. Je ne suis pas la Cafetière, l’encart qui vérifie vos réponses dans votre navigateur. Elle a un manomètre et trois robinets ; moi, j’ai une soucoupe.

L’histoire

Cas fictif, construit sur des faits réels.

Un samedi de marché, Paul s’arrête devant un accordéoniste. Il trouve une pièce de deux euros dans sa poche et la jette dans l’étui ouvert. L’accordéoniste hoche la tête sans s’arrêter de jouer.

Cet échange ne laisse aucune trace. Personne ne sait que Paul a donné, ni combien, ni à qui. L’accordéoniste ne sait pas qui est Paul. C’est le pourboire tel qu’il existe depuis toujours : un geste libre entre deux personnes, sans témoin.

Le samedi suivant, Paul n’a pas de monnaie. L’accordéoniste a posé un petit terminal de paiement sans contact à côté de son étui. Paul y pose sa carte et donne deux euros.

Cette fois, le geste a des témoins. Le prestataire du terminal (la société qui le fournit et encaisse le paiement) reçoit le numéro de la carte de Paul. Il le transmet à la banque de Paul, qui autorise le paiement. Le relevé de Paul affichera le nom de l’accordéoniste, la date et le montant. Le prestataire prélève sa commission. L’accordéoniste reçoit son argent un ou deux jours plus tard.

Cette salle vous propose une troisième façon de donner deux euros. Elle est discrète comme la pièce dans l’étui, ou pas, selon la monnaie choisie. Et elle offre une chose que ni la pièce ni la carte n’offrent : vous pouvez prouver vous-même, et pour toujours, que l’argent est arrivé.

Un dernier détail. L’accordéoniste voit le visage de Paul. Percolozor ne verra jamais le vôtre, et vous ne verrez jamais le sien. Deux anonymes se font confiance grâce à un seul outil : un registre public que chacun peut lire, qu’on appelle la chaîne.

La recette

La recette tient en trois étapes. À la fin, vous avez un paiement envoyé et son identifiant en main.

Si vous ne voulez pas donner, gardez seulement l’étape 3 : copiez l’identifiant d’une transaction que vous avez déjà faite, vers n’importe qui.

Étape 1 : vérifiez l’adresse avant d’envoyer

Sur la page de la Soucoupe, choisissez une monnaie. La page affiche l’adresse de Percolozor et son QR code. Cette adresse est écrite dans le code de la page : aucun serveur ne peut la remplacer en route.

  1. Notez les six premiers et les six derniers caractères de l’adresse affichée. Vous les comparerez à l’étape 2.
  2. Pour aller plus loin, vérifiez le message signé publié avec les adresses. C’est un court texte signé avec la clé de chaque adresse : il prouve que celui qui publie l’adresse en détient la clé.
  3. Pour une adresse Bitcoin ou Monero, utilisez le menu « Vérifier un message » de votre portefeuille. C’est le geste inverse de celui de la Chambrée, où vous avez signé un message.
  4. Pour l’adresse USDC, la page vérifie la signature elle-même, dans votre navigateur.
  5. Si votre portefeuille n’a pas de menu pour vérifier un message, la comparaison des caractères suffit pour un pourboire.

Étape 2 : envoyez depuis votre portefeuille

Envoyez depuis votre portefeuille, celui de la Chambrée · Premier portefeuille. N’envoyez pas directement depuis la plateforme où vous avez acheté. Il y a deux raisons :

  • une plateforme régulée peut vous demander à qui vous envoyez. Pour un pourboire de cinq euros, c’est un formulaire inutile ;
  • vous faites avec un petit montant le geste que vous ferez plus tard avec des sommes qui comptent.

Ensuite, faites l’envoi :

  1. Dans votre portefeuille, touchez Envoyer.
  2. Scannez le QR code, ou collez l’adresse.
  3. Comparez les six premiers et les six derniers caractères affichés par votre portefeuille avec ceux notés à l’étape 1.
  4. Indiquez le montant.
  5. Pour Bitcoin, choisissez des frais « lents » : un pourboire n’est jamais pressé.
  6. Pour l’USDC, vérifiez que le réseau affiché est Polygon. C’est le seul réseau accepté.

Étape 3 : copiez l’identifiant de la transaction

L’identifiant d’une transaction s’appelle aussi le hash ou le txid. C’est le numéro de la transaction, en 64 caractères (chiffres de 0 à 9 et lettres de a à f).

  1. Ouvrez l’historique de votre portefeuille.
  2. Touchez la transaction.
  3. Copiez son identifiant. Dans BlueWallet, le champ « ID » le copie d’un appui. Dans MetaMask, ouvrez l’onglet Activité, touchez la transaction, puis « Copier l’ID de transaction ».

C’est tout. Ces gestes sont aussi simples qu’un virement depuis votre application bancaire, sans IBAN à recopier.

Les variantes : Bitcoin, USDC sur Polygon, Monero, Zcash blindé
Variante Effort en plus Ce que vous gagnez Ce que vous risquez
A. Bitcoin (BlueWallet, Sparrow) aucun la monnaie la plus répandue ; un bloc (un lot de transactions ajouté à la chaîne) environ toutes les 10 minutes la chaîne montre tout : montant, adresses, date
B. USDC sur Polygon (MetaMask, Rabby) aucun un dollar numérique ; arrivée en quelques secondes la chaîne montre tout ; un envoi sur un autre réseau n’arrive pas dans la Soucoupe
C. Monero (Cake Wallet, Feather) un portefeuille Monero la chaîne ne montre ni le montant, ni l’expéditeur, ni le destinataire ; un bloc environ toutes les 2 minutes rien de plus
D. Zcash blindé (Zodl, anciennement Zashi) un portefeuille Zcash même discrétion que Monero, depuis un solde blindé (un solde que la chaîne cache) ; un bloc environ toutes les 75 secondes depuis une adresse transparente (t1…), tout est visible, comme sur Bitcoin

Les frais, mesurés le 26 octobre 2026, pour un envoi simple :

Monnaie Frais En euros, ce jour-là
Bitcoin, frais lents environ 140 satoshis (un satoshi vaut un cent-millionième de bitcoin) environ 0,10 €
USDC sur Polygon environ 0,02 POL (le jeton qui paie les frais sur Polygon) moins d’un centime
Monero environ 0,00003 XMR environ 0,02 €
Zcash 0,0001 ZEC (le frais standard) environ 0,11 €

Les frais Bitcoin varient avec l’encombrement du réseau. Le 20 avril 2024, le frais moyen a atteint environ 128 dollars, un record. Votre portefeuille affiche toujours les frais avant l’envoi.

Quelques précisions :

  • USDC. L’USDC est un dollar sous forme de jeton. Circle, son émetteur, peut bloquer une adresse et geler ses USDC. Pour un pourboire, c’est sans importance. Pour votre épargne, c’est le sujet de la Taverne des Remparts · Payer aussi simplement qu’avec sa carte.
  • Monero. Un identifiant seul prouve qu’une transaction existe. Il ne prouve pas qu’elle a payé Percolozor. La quête vous le montre : c’est la leçon.
  • Zcash. Envoyez vers l’adresse unifiée de Percolozor (elle commence par u1), depuis un solde blindé.

La boussole

Cette salle ne vous fait presque rien gagner de nouveau : la liberté, vous l’avez gagnée dans les salles précédentes. Elle vous la fait voir, comparée au village (ce que vous faites déjà : banque, carte, applications).

Axe Pourquoi
Garde Rien de neuf : vous envoyez depuis un portefeuille que vous teniez déjà.
Juridiction Rien de neuf.
Monnaie Rien de neuf : vous donnez une monnaie que vous déteniez déjà.
Discrétion Aucun intermédiaire ne sait que vous avez donné à ce site. Selon la monnaie, la chaîne en dit tout (Bitcoin, USDC) ou presque rien (Monero, Zcash blindé).
Confort Un scan, un montant, un clic. Et une preuve d’arrivée que vous lisez vous-même.
Prudence (un risque existant réduit) Aucun risque supprimé. Aucun risque nouveau au-delà du montant donné.

Les quatre caméras

Une caméra est un observateur : le curieux, la banque, la plateforme, l’administration. Le tableau compare un pourboire en bitcoin ou en USDC au même pourboire par carte.

Caméra Ce qu’elle voit, comparé au village
du Badaud (le curieux, le voleur) Par carte, rien, sauf s’il lit votre relevé. En crypto, rien s’il ne connaît pas votre adresse. S’il la connaît, il voit ce don et tout le reste, pour toujours. Avec Monero ou Zcash blindé, il ne voit rien.
du Changeur (la banque) Par carte, le bénéficiaire, le montant et la date. En crypto, rien de ce paiement. Elle a seulement vu, plus tôt, votre virement vers une plateforme.
du Marchand (la plateforme) Par carte, le prestataire du bénéficiaire reçoit le numéro de votre carte. En crypto, rien, si vous envoyez depuis votre portefeuille. Votre plateforme sait seulement que l’adresse de retrait vous appartient : elle peut suivre le premier envoi sur une chaîne publique, pas sur Monero ni sur Zcash blindé.
de l’Intendance (l’administration) Aucun gain, et ce n’est pas le but. Par carte, elle peut obtenir votre relevé sur demande officielle à votre banque. Un don n’a pas à être caché.

Les risques, chiffrés

Il y a quatre risques. Le pire qui puisse arriver est de perdre le montant donné, et c’est vous qui le choisissez. Le point de comparaison est le pourboire par carte.

Risque En une ligne
1. Se tromper d’adresse ou de réseau Faible si vous comparez l’adresse et lisez le réseau. Coût : le montant envoyé, sans recours.
2. Payer trop de frais Seulement sur Bitcoin, quand le réseau est encombré. Les frais s’affichent avant l’envoi.
3. Être relié à ce don Possible sur Bitcoin et USDC, pour qui connaît déjà votre adresse. Coût : aucun euro.
4. Être vu par l’explorateur Il voit votre adresse IP (l’adresse de votre connexion à internet) pendant la vérification. Risque faible.
1. Se tromper d'adresse ou de réseau
  • Possible ? Oui : une adresse mal collée, un presse-papiers piraté, de l’USDC envoyé sur un autre réseau que Polygon.
  • Probable ? Faible si vous comparez le début et la fin de l’adresse et lisez le nom du réseau. C’est l’erreur la plus fréquente des débutants, et la plus évitable. Aucun chiffre fiable.
  • Coût : le montant envoyé. Pour un pourboire, quelques euros.
  • Tendance : en baisse. Les portefeuilles signalent de mieux en mieux les adresses d’un réseau incompatible.
  • Durée : définitive. Une transaction confirmée ne s’annule pas.
  • Comparé au village : un paiement par carte que vous avez validé ne se conteste pas pour une erreur ou un regret. Vous demandez au bénéficiaire de rembourser. Seule une opération non autorisée se conteste auprès de la banque, jusqu’à 13 mois après le débit (article L133-24 du code monétaire et financier). Ici, il n’y a aucun recours : on vérifie avant, pas après.
2. Payer trop de frais
  • Possible ? Oui, sur Bitcoin, quand le réseau est encombré. Les frais peuvent alors dépasser le montant du pourboire.
  • Probable ? Rare. Le 26 octobre 2026, un envoi lent coûtait environ 0,10 €. Le record de frais moyen date du 20 avril 2024 : environ 128 dollars.
  • Coût : les frais affichés, que vous voyez avant de confirmer.
  • Tendance : les pics d’encombrement sont brefs, de quelques jours.
  • Durée : un frais payé n’est pas remboursé.
  • Comparé au village : un terminal grand public prélève 1,75 % au bénéficiaire (SumUp, octobre 2026), soit environ 3,5 centimes sur 2 €. Vous ne voyez pas cette commission. En crypto, les frais sont affichés, et c’est vous qui les choisissez. Sur Polygon, Monero ou Zcash, ils vont de moins d’un centime à une dizaine de centimes.
3. Être relié à ce don
  • Possible ? Oui, sur Bitcoin et USDC, pour qui connaît déjà votre adresse : un proche à qui vous l’avez donnée, ou la plateforme d’où viennent les fonds.
  • Probable ? Faible. Il faut d’abord que quelqu’un s’intéresse à cette soucoupe. Il apprendrait alors que vous avez lu une formation gratuite et que vous l’avez trouvée utile.
  • Coût : aucun en euros.
  • Tendance : stable.
  • Durée : permanente. Un registre public ne s’efface pas. Si cela vous gêne, prenez Monero ou Zcash blindé, ou lisez d’abord le Poste de Garde aux Caméras · La discrétion : ce qu’un curieux peut retrouver.
  • Comparé au village : le relevé bancaire lie votre nom au bénéficiaire, et la banque le conserve des années. Sur Bitcoin, la chaîne lie une adresse au bénéficiaire, pas votre nom, sauf si quelqu’un connaît le lien entre les deux.
4. Être vu par l'explorateur pendant la vérification
  • Possible ? Oui. Quand votre navigateur interroge l’explorateur, celui-ci voit votre adresse IP et l’identifiant demandé.
  • Probable ? Faible. Ces services reçoivent les demandes de toute personne qui consulte une transaction, et n’ont pas de raison de s’intéresser à la vôtre. Aucun chiffre fiable.
  • Coût : aucun en euros. L’explorateur peut relier votre IP à cette transaction.
  • Tendance : stable.
  • Durée : le temps que l’explorateur garde ses journaux de connexion, que l’on ne connaît pas.
  • Comparé au village : votre banque voit aussi votre IP à chaque connexion à votre espace en ligne. Pour réduire ce risque, refaites la vérification dans Tor Browser : voir les Souterrains à Trois Relais · Tor : se fondre dans la foule.

Oubliette : la Fausse Soucoupe. Une oubliette est un piège réel, où tombent les débutants. Vous envoyez un don à une adresse recopiée d’une page que vous n’avez pas vérifiée : une copie piratée du site, ou un logiciel qui remplace l’adresse dans votre presse-papiers. Parade : vérifiez la signature de Percolozor, ou au moins le début et la fin de l’adresse.

Basile, le gardien des oubliettes : « Celle-ci est la seule oubliette où l’on tombe en voulant être gentil. Je vous tends l’échelle ; votre pièce, elle, reste en bas. »

La quête : Vérifier une pièce tombée

La quête est l’exercice de la salle. Ici, elle n’a qu’un objectif : l’objectif de donjon, qui prouve que vous avez fait le vrai geste. Vous donnez votre preuve à la Cafetière, l’encart qui vérifie vos réponses dans votre navigateur. Si la preuve est bonne, votre navigateur fabrique votre drapeau : un code GRAIN{xxxx-xxxx} qui prouve votre réussite. La Cafetière l’inscrit dans votre parchemin (votre fichier de progression chiffré). Contrairement aux autres salles, cette quête ne donne ni écusson (une récompense du jeu), ni liards (les points du jeu), ni rang (votre niveau dans le jeu). Elle coche seulement la salle dans votre journal (l’historique de vos quêtes).

Objectif de donjon : vérifier une transaction vous-même

Aucun don n’est demandé. N’importe laquelle de vos transactions convient, vers n’importe qui, sur l’un des quatre réseaux de la Soucoupe.

  1. Choisissez le réseau : Bitcoin, Polygon (USDC), Monero ou Zcash.
  2. Collez l’identifiant de la transaction dans l’encart de la Cafetière.
  3. Lisez l’avertissement, puis confirmez.
  4. Votre navigateur interroge l’explorateur public du réseau et affiche ce qu’il trouve. Il fabrique ensuite votre drapeau.

Comment la Cafetière vérifie, chez vous

Seul l’identifiant sort de votre navigateur, vers l’explorateur, et vous en êtes prévenu avant. Rien n’est envoyé au site.

Le détail de la vérification

Avant toute demande, la Cafetière affiche :

La Cafetière
> votre navigateur va demander cet identifiant à un explorateur public.
> l'explorateur verra votre adresse ip et cet identifiant. le site, lui, ne verra rien.
  • Bitcoin : le navigateur interroge mempool.space, puis blockstream.info si le premier ne répond pas. Il vérifie que la transaction existe. Si elle paie l’adresse de Percolozor, il le dit.
  • USDC : il interroge l’explorateur Blockscout de Polygon. Il lit les transferts d’USDC de la transaction.
  • Zcash : il interroge Blockchair. Depuis une adresse transparente, il lit tout, comme sur Bitcoin. Depuis un solde blindé, il vérifie seulement que la transaction existe, et vous explique pourquoi il ne voit rien de plus.
  • Monero : il interroge xmrchain.net et vérifie seulement que la transaction existe. Il ne peut pas savoir à qui elle est allée : c’est tout l’intérêt de Monero. Pour prouver un paiement Monero à quelqu’un, il faudrait lui confier la clé de cette transaction (un code que votre portefeuille garde pour chaque envoi). C’est l’usage d’une facture, pas d’un pourboire.

Ensuite, la page affiche deux panneaux.

Ce que tout le monde peut voir : les champs que l’explorateur renvoie pour votre transaction (montant, adresses, frais, bloc, date), ou leur absence pour Monero et Zcash blindé. Une ligne précise : « Ces informations sont publiques depuis la confirmation, et le resteront. »

Le même paiement par carte, côte à côte :

Par carte Votre transaction
Qui sait que vous avez payé votre banque, le réseau de carte, le prestataire du bénéficiaire, sa banque personne d’identifié ; la chaîne publique, selon la monnaie
Votre nom circule ? oui : votre banque relie le numéro de carte à votre nom non
Frais 1,75 % chez un terminal grand public, payés par le bénéficiaire, invisibles pour vous affichés, choisis par vous
Délai pour le bénéficiaire du lendemain à deux jours ouvrés de quelques secondes à quelques minutes
Annulable ? non pour un paiement validé ; une opération non autorisée se conteste jusqu’à 13 mois non
Preuve votre relevé, tenu par votre banque la chaîne, vérifiable par n’importe qui, pour toujours

Le lien direct vers la transaction sur l’explorateur est toujours affiché. Si l’explorateur ne répond pas, vous vérifiez à la main.

  • Objectif de taverne : aucun dans cette salle.
  • Objectif de donjon : l’explorateur trouve la transaction sur le réseau choisi. Le drapeau est dérivé de votre identifiant : il n’appartient qu’à vous.
  • Peut-on tricher ? Oui, en collant l’identifiant d’une transaction d’un inconnu. C’est sans objet : il n’y a rien à gagner, sinon le geste.

Les sucres

Les sucres sont trois niveaux d’aide gratuits. Un sucre donne une piste, deux donnent la méthode, trois donnent la solution. Ouvrez-les un par un. Ils ne vous retirent rien : votre journal note seulement combien vous en avez pris.

Un sucre, une piste

L’identifiant n’est ni votre adresse, ni celle de Percolozor. C’est le numéro de la transaction elle-même : 64 caractères, chiffres de 0 à 9 et lettres de a à f. Sur Polygon, il commence par 0x.

Deux sucres, la méthode

Dans votre portefeuille, ouvrez l’historique et touchez la transaction. Cherchez « détails », « voir sur l’explorateur » ou « ID de transaction ». Dans BlueWallet, touchez le champ « ID » pour le copier. Dans MetaMask, ouvrez l’onglet Activité, touchez la transaction, puis « Copier l’ID de transaction ».

Trois sucres, la solution

La Cafetière refuse ? Il y a presque toujours quatre causes :

  1. La transaction n’est pas encore diffusée : attendez une minute, puis réessayez.
  2. Vous avez collé une adresse au lieu de l’identifiant.
  3. Vous avez choisi le mauvais réseau : vérifiez celui qu’affiche votre portefeuille.
  4. L’explorateur ne répond pas : ouvrez le lien direct et vérifiez à la main.

Le déca

Vous pouvez lire la salle sans accomplir la quête : c’est « prendre un déca ». Vous n’aurez pas l’écusson, mais le chemin continue, et vous pourrez revenir faire la quête quand vous voudrez.

Ici, il n’y a de toute façon pas d’écusson, et le bouton s’appelle « Merci, mais non ». Ne pas donner est un choix aussi libre que donner. La formation était gratuite, et elle le reste.

Le verdict

Aucun écusson. Vous avez vérifié une transaction vous-même, au bloc près, sans demander de reçu à personne. Bercy n’a toujours pas réussi ce geste avec vos impôts : il lui faut une commission d’enquête et un rapport de la Cour des comptes.

Si votre transaction a payé une adresse de la Soucoupe, la Cafetière affiche :

La Cafetière
> ding. la pièce est bien arrivée dans la soucoupe.
> votre navigateur a trouvé la transaction sur la chaîne.
> j'ai seulement regardé avec vous. je ne sais pas qui l'a posée, et percolozor non plus : il est anonyme, lui aussi.
> aucun liard, aucun écusson, aucun rang. un don qui rapporte n'est plus un don.

Une vérification refaite ici dans Tor Browser (le navigateur qui cache votre adresse IP) ne donne pas non plus l’écusson spécial « Drapeau sous Tor ». Il se gagne dans les autres salles.

Percolozor, en voix off. Si vous avez donné, vous voilà mécène d’un inconnu qui vit à côté d’une machine à café : moi. Les mécènes d’autrefois exigeaient une fresque ; vous n’aurez même pas un remerciement nominatif, et pour cause.

Ce que dit la loi

En bref : donner des cryptomonnaies ne demande aucune autorisation et n’ouvre droit à aucune réduction d’impôt. Un don sans contrepartie n’entre pas dans l’impôt sur les plus-values de crypto-actifs.

La loi en détail : réduction d'impôt, plus-value, envoi depuis une plateforme
  • Donner est libre. Aucune autorisation n’est nécessaire pour envoyer des cryptomonnaies à quelqu’un.
  • Pas de réduction d’impôt. Percolozor n’est pas un organisme d’intérêt général. Votre don n’ouvre droit à aucune réduction d’impôt, et vous ne recevrez pas de reçu fiscal.
  • La plus-value. L’impôt sur les crypto-actifs (article 150 VH bis du code général des impôts) vise les cessions à titre onéreux. Une cession à titre onéreux est un échange contre de l’argent, un bien ou un service. La doctrine fiscale (BOFiP, BOI-RPPM-PVBMC-30-10, § 70) ne retient que ces contreparties. Un don sans contrepartie n’en fait pas partie. L’administration ne parle pas des dons en toutes lettres : c’est la lecture directe du texte. Si vous préférez compter le pourboire comme une cession, retenez le seuil : si le total de vos prix de cession de l’année ne dépasse pas 305 €, rien n’est imposé. Le calcul complet est dans le Greffe · La loi en chiffres.
  • Depuis une plateforme. Au-delà de 1 000 €, une plateforme doit vérifier que l’adresse de destination, si elle n’est tenue par aucune plateforme, appartient à son client (règlement (UE) 2023/1113, article 14, paragraphe 5). Envoyer depuis votre portefeuille évite cette question.

Pour aller plus loin

Dans l’Aile du Trésor

Dans la Tour aux Volets

Sources

Vérifiées en octobre 2026.

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